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Ne détournez pas du chemin de Dieu par des soupçons !

25 mai 2026
Ne détournez pas du chemin de Dieu par des soupçons !

Lorsque sont publiées des histoires de frères et sœurs qui ont embrassé l'islam après avoir appartenu à des groupes profondément hostiles à cette religion, certains commentent : "Ne le/la croyez pas... c'est une conspiration pour s'infiltrer parmi les musulmans" !! Et ces propos ne sont que l'expression d'une ignorance et d'un détournement du chemin de Dieu !

Pour information, parmi les fidèles d'autres religions, il y a de nombreux frères et sœurs qui cachent leur foi, et certains l'affichent, mais surtout les sœurs, qui subissent insultes, coups, humiliations, et se voient interdire le port du voile, la prière et le jeûne... surtout en ces temps où l'islam ne dispose pas d'un État fort pour le protéger et accueillir ses nouveaux membres. Nous vivons une époque où il n'y a pas de *Najasiyya* (protection) !

Imaginez donc la sœur qui endure tout cela, qui patiente en attendant l'heure du soulagement... Imaginez sa réaction lorsqu'elle voit, sur les réseaux sociaux, ses frères musulmans la traiter de traîtresse, la suspecter et "refuser son islam" par pure spéculation envers Dieu ! Au lieu de voir d'eux une volonté sincère de résoudre la tragédie de ces sœurs...

Quel abandon que cela ! Quel détournement du chemin de Dieu est-ce là ?!

Comme s'ils n'avaient jamais entendu l'histoire d'Oussama ibn Zayd, qu'Allah soit satisfait de lui, qui poursuivit un polythéiste et entendit ce dernier, dans ses derniers instants, dire : "Il n'y a de divinité qu'Allah...". Oussama le tua. À son retour à Médine, le Prophète, paix et bénédictions sur lui, lui demanda : ("Ô Oussama, as-tu tué cet homme après qu'il ait dit : 'Il n'y a de divinité qu'Allah' ?") Oussama répondit : ("Ô Messager de Dieu, il l'a dit par peur, pas par conviction"), voulant dire qu'il l'avait prononcé par crainte, non par foi. Le Prophète répéta : ("As-tu tué cet homme après qu'il ait dit : 'Il n'y a de divinité qu'Allah' ?") et continua à le répéter.

Mais en réalité, cet homme l'a peut-être dit pour se protéger ? C'est possible, mais ce n'est pas votre affaire. Votre devoir : quiconque dit "Il n'y a de divinité qu'Allah" et entre dans l'islam, vous devez l'accepter et le laisser en paix. C'est là une des grandes beautés de cette religion que nous avons reçue par la grâce de Dieu, et il n'est pas en notre pouvoir de priver les autres de ses bienfaits.

Étrange est le comportement de ces sceptiques envers l'islam des nouveaux convertis : vous en trouverez parmi eux qui, lorsqu'une personne meurt en niant ouvertement l'existence de Dieu, mais se disant "soutien de la Palestine" ou "soutien de la révolution syrienne", tentent par tous les moyens de la faire entrer au paradis ! Autrement dit, ils n'ont aucune discipline dans l'application des commandements divins, ni en matière de mécréance ni de foi !

La prudence et le respect du secret sont des devoirs, envers le musulman par la naissance comme envers le musulman par la conversion... Quant à "refuser" l'islam de quiconque "par précaution", cela n'est que de l'ignorance et un détournement du chemin de Dieu.

Quelqu'un pourrait dire :

"D'accord, supposons qu'il s'avère plus tard qu'un de ces "convertis" n'était pas sincère dans son islam... Pourquoi te mettre dans cette situation ? Quelle serait ta position alors ?"

La réponse est la même que celle d'Oussama, qu'Allah soit satisfait de lui, s'il n'avait pas tué cet homme et qu'il s'était avéré qu'il n'était pas sincère et avait nui aux musulmans ! Le Messager d'Allah, paix et bénédictions sur lui, l'aurait-il blâmé ? Jamais. Pourquoi ? Parce qu'il avait fait ce qui lui incombait.

(Et nous ne témoignons que de ce que nous savons, et nous ne sommes pas gardiens des secrets [inaccessibles]).

Comme l'a dit Omar, qu'Allah soit satisfait de lui, dans le hadith rapporté par Al-Boukhari : "Certaines personnes étaient jugées en fonction de la révélation divine à l'époque du Messager d'Allah, paix et bénédictions sur lui, mais la révélation a cessé. Aujourd'hui, nous vous jugeons sur ce qui apparaît de vos actes. Celui qui nous montre du bien, nous le sécurisons et l'approchons ; nous n'avons aucune connaissance de ses intentions secrètes, car c'est à Allah qu'il appartient de juger ses secrets. Celui qui nous montre du mal, nous ne lui faisons pas confiance et ne le croyons pas, même s'il prétend que ses intentions sont bonnes."