Je me souviens de la première fois où j'ai été interdit de prêcher... Je suis allé à la même mosquée où je prêchais, et…
Je me souviens de la première fois où j'ai été interdit de prêcher... Je suis allé à la même mosquée où je prêchais, et un autre prêcheur a été envoyé à ma place...
Il a commencé son sermon par des propos qu'il présentait comme un hadith, mais qui ne l'étaient pas. Il répétait des phrases de manière forcée et se balançait sur la chaire... J'ai vu les enfants, adossés au mur devant moi, rire avec moquerie...
J'ai été peiné en comparant cette scène avec le jour où je prêchais : des pères amenaient leurs fils en disant : "Salue le docteur Iyad, demain je veux que tu prennes sa place", et l'enfant saluait avec respect et affection.
Après ce sermon "torture", un frère m'a dit : "Avant, après chaque sermon, je demandais à mon fils Walid : 'De quoi le docteur a-t-il parlé ?' Il me répondait en se souvenant de nombreux éléments du sermon... Aujourd'hui, dès que nous sommes sortis, il m'a dit : 'Papa, ne me demande pas de quoi a parlé le prêcheur. Je n'ai rien compris !'
Empêcher les prêcheurs influents et les remplacer par des amuseurs ou des ennuyeux détruit la génération future ! Cela les éloigne de la prière du vendredi et minimise la religion à leurs yeux. Beaucoup d'enfants n'entendent plus de discours religieux en dehors du sermon du vendredi.
Ne soyez donc pas surpris d'entendre constamment parler de cas d'apostasie flagrante, de perte d'identité, d'imitation de tout ce qui est déchu, d'attachement aux groupes pervers et d'ignorance crasse de la religion chez les jeunes, puis de cas de perte, de suicide et de criminalité...
Et nous disons à ceux qui sont responsables de tout cela : souvenez-vous des paroles d'Allah : (Ils porteront leurs fardeaux entiers au Jour de la Résurrection, ainsi qu'une partie des fardeaux de ceux qu'ils égarent sans savoir. Quelle terrible charge que celle qu'ils portent !)