Paix soit sur vous. Parmi les plus grandes manifestations de la miséricorde de Dieu le Très-Haut, il y a la réflexion sur la manière dont Il affermit Ses serviteurs dans l’épreuve. Et là, il y a des merveilles, mes frères.
J’ai entendu une interview de la sœur Hanadi Sekik, filmée devant une maison détruite. On lui a demandé : « Avant le 7 octobre, vous avez vu le Prophète paix soit sur lui et vous avez ressenti à ce moment-là qu’un grand événement allait se produire et que vous y seriez impliquée. Si nous revenons à cette vision, lorsque la maison vous est tombée dessus et que vous avez ensuite été transportée à l’hôpital baptiste, à quel moment exactement avez-vous senti que c’était l’interprétation de cette vision (la vision du Prophète paix soit sur lui) ? »
La sœur Hanadi a répondu avec calme : « Après les soins chirurgicaux, on m’a installée sous un arbre, car il n’y avait ni lit ni endroit pour accueillir cette blessée — elle parlait d’elle-même. À ce moment précis, cet événement m’a rappelé ma vision avec le Messager de Dieu paix soit sur lui, lorsqu’il m’avait conseillé : "Sois patiente, sois patiente, car Dieu ne laisse pas perdre la récompense des bienfaisants." »
Bien sûr, il s’agit de ce verset : « Et endure avec patience, car Dieu ne laisse pas perdre la récompense des bienfaisants. » (Sourate 11, verset 115)
Il n’a pas dit « des véridiques », ni « des croyants », ni « des patients », mais « des bienfaisants », ce qui renforce encore cette idée. Je n’ai donc pu que lever l’index et dire, de tout mon cœur, avec résignation : « Ô Dieu, accorde-moi une récompense dans mon épreuve et remplace-la par quelque chose de meilleur. » C’est ainsi que la phase de la résignation a commencé.
Puis sont venues des nouvelles selon lesquelles votre mère était martyre, votre mari était martyr, votre grand frère, sa femme et leurs enfants étaient martyrs, vos petits-enfants étaient martyrs. Et jusqu’à présent, mon mari, mes enfants et mes petits-enfants sont encore sous les décombres et n’ont pas été enterrés.
Regardez, mes frères, comment le Clément, le Miséricordieux, l’a affermie par une vision qu’elle avait eue bien avant l’épreuve. Puis Dieu, dans Sa sagesse, lui a rappelé cette vision au moment opportun et l’a gravée dans son cœur. Cette sœur a littéralement tout perdu en un instant : son mari, sa mère, ses enfants, ses petits-enfants, son frère, sa maison, ses biens, ses ressources, toute sa vie. Pourtant, elle n’a pas perdu la foi. Dieu l’avait préparée à ce moment et avait ancré la foi dans son cœur pour en faire, à nos yeux, une croyante exemplaire.
Par Dieu, mes frères, le bienheureux est celui qui voit les miséricordes de Dieu dans l’épreuve, tandis que celui dont le cœur est malade et la foi faible se rebelle contre les décrets de Dieu, doute de Sa miséricorde et observe l’épreuve des autres. Cela signifie que le patient, malgré son épreuve, reçoit de Dieu des forces et des apaisements, tandis que celui qui regarde de loin, derrière les écrans, s’exclame : « Pourquoi, ô mon Dieu, fais-tu cela au peuple de Gaza ? » (Nous cherchons refuge auprès de Dieu).
Et cette question des visions, mes frères, est vraiment étonnante. J’ai moi-même vécu des épreuves où ces visions ont eu un effet apaisant, et j’ai vu cela chez des frères autour de moi. Certaines visions incluaient même le Prophète paix soit sur lui.
Bien sûr, nous insistons sur le fait que notre rôle, en tant que musulmans, ne doit jamais se limiter à admirer le courage et la fermeté des habitants de Gaza. Il est indispensable de continuer à les soutenir sous toutes les formes possibles, de travailler avec persévérance à renforcer les causes de la force et de la dignité à long terme, et de rejeter ceux qui complotent contre eux.
Nous demandons à Dieu le Très-Haut de raffermir votre cœur, ô sœur Hanadi, de vous récompenser généreusement, de vous offrir un refuge et de vous consoler de la perte de vos proches, et de vous réunir à eux dans les jardins d’Éden, sans compte ni châtiment.
Paix soit sur vous.