Chaîne officielle | Dr. Eyad Qunaybi
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Il arrive qu’une femme m’appelle en disant : « Docteur, je veux me plaindre de mon mari. » Quand je lui demande quel est son problème, elle se met à énumérer une longue liste de griefs : « Il a le regard fuyant, il ne me dépense pas correctement, il s’énerve contre moi, il me frappe… » et bien d’autres doléances.
Sachant malheureusement que la transgression envers Allah – exalté soit-Il – s’est répandue dans notre société, je l’interromps pour lui demander : « Je voudrais te poser une question : quand il se met en colère, insulte-t-il le Seigneur ? » Elle répond alors : « Ah, ça aussi, et ça aussi encore. »
Il est surprenant que ce crime grave (l’insulte envers le Seigneur) soit mentionné presque en passant, comme une simple note marginale, uniquement lorsque je le lui rappelle. Ce qui compte avant tout pour elle, ce sont ses droits personnels : son regard fuyant, sa moralité corrompue ou son manque de dépenses. Quant au droit d’Allah – exalté soit-Il –, il passe au second plan et n’est évoqué qu’ensuite.
Le problème ne se limite pas à une moralité corrompue ou à un manque de dépenses. Je lui dis : « Oublions pour l’instant son regard fuyant et son manque de dépenses. Quiconque insulte le Seigneur ne t’est pas licite, et tu ne lui es pas licite non plus. Il ne t’est pas permis de rester sous le même toit que lui. »
Il est vraiment triste de constater que même une épouse qui ne commet pas elle-même ce crime, banalise cette faute grave commise par son mari. Elle la considère comme un simple détail parmi d’autres dans sa liste de problèmes conjugaux.