Introduction : La question fondamentale de l'existence
Louange à Dieu et que la paix et les bénédictions soient sur le Messager de Dieu. La question de la raison de notre présence dans ce monde est la question la plus importante à laquelle l'homme est confronté. Sommes-nous ici par pur hasard ? Ou y a-t-il un but plus élevé et un Créateur sage qui nous a placés dans cet univers pour un but précis ?
Les réponses à cette question divergent entre la perspective croyante et la perspective matérialiste évolutionniste. Dans la perspective matérialiste, l'homme est considéré comme un être qui existe aujourd'hui et disparaîtra demain, sans vie après la mort, sans fondement ultime pour l'éthique ou un sens final à la vie.
Vision de la pensée matérialiste et athée sur le sens de la vie
Un certain nombre de penseurs et de scientifiques contemporains adoptent une vision qui nie l'existence d'un but à l'existence, et leurs positions peuvent être résumées comme suit :
1. Richard Dawkins : La question ne mérite pas de réponse
Richard Dawkins considère que la question "Pourquoi sommes-nous ici ?" est une question qui n'a pas de sens sur le plan scientifique. Il la compare à la question du "but des montagnes" ; la science nous informe de la manière dont les montagnes se sont formées par des processus géologiques, mais elle ne leur donne pas de "but". Pour lui, l'existence humaine n'est qu'une conséquence de processus biologiques et évolutifs, et la recherche du "pourquoi" est une quête illusoire.
2. Woody Allen : La vie est une distraction pour échapper à la réalité
Woody Allen exprime une vision pessimiste, où il considère que la vie n'a en soi aucun sens, et que nous vivons dans un univers aléatoire. Il propose que la seule manière de coexister avec cette réalité amère est la "distraction" (Distraction). La production de films, le travail et les préoccupations quotidiennes ne sont que des moyens de détourner l'attention de l'homme de la confrontation avec la grande vérité : c'est qu'il va mourir, que ses proches vont mourir, et que tout finira par le néant.
3. Stephen Hawking : L'univers est un accident aléatoire
Dans un contexte similaire, Stephen Hawking avance que l'univers n'est pas une création divine, mais un simple "accident" (Accident) qui n'a pas été conçu pour notre existence en particulier. Il considère que la beauté réside dans cette chance qui nous a permis de développer des esprits capables de penser et de profiter de ce moment court sous le soleil avant le départ.
La perspective islamique : Pourquoi Dieu nous a-t-il créés ?
Contrairement à ces visions qui mènent au nihilisme ou à la perte, l'islam offre une réponse claire et complète qui lie l'homme à son Créateur et à l'univers qui l'entoure.
Le but de la création : L'adoration et la connaissance
Le Coran affirme que l'existence n'est pas vaine : "Pensez-vous que Nous vous avons créés sans but et que vous ne serez pas ramenés à Nous ?" Le but premier est l'adoration de Dieu dans son sens large, qui inclut la connaissance de Dieu, la construction de la terre et la réalisation de la justice.
L'homme, vice-gérant sur la terre
L'homme n'a pas été créé pour être un simple être biologique, mais il a été chargé d'une mission de "vice-gérance". Cette responsabilité donne à chaque moment de la vie du croyant une valeur et un sens, car chaque action qu'il accomplit fait partie de son adoration et de son effort pour obtenir l'agrément de Dieu et réussir dans l'au-delà.
La vie terrestre comme pont pour l'épreuve
Ce monde n'est pas la fin, mais un passage et une épreuve. Cette perspective résout l'énigme du "sens" que les matérialistes n'ont pas pu résoudre ; la souffrance a une récompense, l'action vertueuse a un fruit durable, et la mort n'est pas une annihilation mais une transition vers une vie éternelle où la justice absolue est réalisée.
Conclusion : Entre la tranquillité et l'angoisse
Alors que l'athée fuit la question du sens par la distraction ou le déni de la question elle-même, le croyant trouve dans la réponse de la révélation une tranquillité d'esprit et une motivation éthique. La prise de conscience que nous sommes créés pour un but, et qu'il y a derrière cet univers un Créateur miséricordieux, est ce qui rend la vie digne d'être vécue dans tous ses détails.
Critique de la vision nihiliste : La fuite de la réalité
La proposition de "Woody Allen" sur la nécessité de "distraire l'attention" pour fuir la question du sens révèle une crise profonde dans la pensée matérialiste. Si la vie n'a pas de sens, la conscience humaine devient un fardeau lourd que l'homme tente de se débarrasser par une occupation constante au travail, à l'art ou aux loisirs.
La distraction contre la tranquillité
Dans la perspective matérialiste, l'homme fuit "la" vérité (la mort et le néant), tandis que dans la perspective islamique, l'homme se dirige "vers" la vérité (la rencontre avec Dieu et le jugement). La distraction mentionnée par Allen est une reconnaissance implicite que la vérité matérialiste est effrayante et insupportable, tandis que la foi offre "la tranquillité" qui permet à l'homme d'affronter la réalité et la mort avec courage et certitude, et non par la fuite et l'oubli.
Pourquoi la question "Pourquoi" persiste-t-elle ?
Des scientifiques comme "Peter Medawar" et d'autres estiment que la science expérimentale ne possède pas les outils pour répondre aux questions finales (Pourquoi sommes-nous ici ?), mais cela ne signifie pas que la question est "stupide" comme l'a affirmé Dawkins. Au contraire, l'insistance de cette question sur l'esprit humain est une preuve de la "nature innée".
La nature innée et la recherche du Créateur
Le sentiment de l'homme d'être étranger dans ce monde et sa recherche constante d'un but qui dépasse les limites de la matière indiquent que nous n'avons pas été créés pour le néant. La soif est une preuve de l'existence de l'eau, et la recherche du sens est une preuve de l'existence du "donneur" de ce sens, qui est le Créateur, glorifié et exalté soit-Il.
La vie comme système intégré
La vision islamique ne sépare pas le monde terrestre du monde de l'au-delà, mais fait du monde terrestre une culture pour l'au-delà. Cette interconnexion donne à l'homme :
- La responsabilité éthique : Chaque action a un effet et une responsabilité, ce qui empêche le chaos éthique qui pourrait résulter du hasard évolutif.
- La valeur intrinsèque : L'homme n'est pas un simple "accident biologique" ou un "singe évolué", mais il est honoré par un souffle de l'esprit de Dieu, et il est le vice-gérant de cet univers immense.
- Le dépassement des chocs : Lorsque l'homme comprend que l'épreuve fait partie du dessein divin pour l'épreuve, les malheurs et les douleurs deviennent des étapes pour l'élévation spirituelle et non de simples malheurs sans signification.
Conclusion : Le retour à la vérité
En fin de compte, la question de la raison de l'existence reste la boussole qui guide la vie de l'homme. Soit il choisit la voie de la "distraction" et vit dans l'illusion du moment éphémère comme le proposent les matérialistes, soit il emprunte la voie de la "certitude" qui lie la terre au ciel, l'action à la récompense, et la création au Créateur.
La réponse islamique "Et je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent" n'est pas seulement un texte religieux, mais une nécessité existentielle qui donne à l'homme l'équilibre psychologique et l'élévation spirituelle dans son court voyage sur cette planète.
[Fin de l'article]