Pourquoi une jeune fille pourrait-elle avoir l’impression que la religion « gâche » sa vie amoureuse ?
Comprenons ensemble ce qui se passe vraiment en toi. Après la puberté, une femme éprouve naturellement une attirance pour l’homme et un besoin inné d’amour, d’attention et de compagnie. Ce sentiment en lui-même n’est pas un défaut, ni quelque chose que tu dois détester en toi : c’est une nature que Dieu a créée en toi avec une sagesse profonde.
Le problème commence lorsque tu réprimes ce sentiment dès son apparition, soit par tes propres paroles intérieures, soit en écoutant ceux qui te disent : « C’est honteux, tu es encore trop jeune, ne pense pas à ces choses-là. » Tu étouffes alors ce sentiment, mais il ne disparaît pas : il reste latent, prêt à resurgir.
Les pressions du quotidien et le retard du licite
Ton parcours se poursuit à travers l’école, l’université, peut-être le travail, tandis que le mariage se fait attendre et se complexifie avec les coûts, les traditions et les exigences sociales qui n’ont d’autre fondement que l’arbitraire humain. Parallèlement, tu es entourée d’un environnement médiatique et de réseaux sociaux qui fonctionnent jour et nuit pour attiser tes émotions et ouvrir grand les portes de l’illicite d’un simple clic.
C’est à ce moment-là que certaines jeunes femmes cherchent à exprimer leurs sentiments de différentes manières :
- En s’habillant de façon provocante ;
- En publiant des photos personnelles sur les réseaux sociaux pour obtenir des compliments ;
- En entamant une relation avec un jeune homme sous des prétextes comme « l’amitié » ou « l’aide aux études », tout en se convaincant que leurs intentions sont pures.
La position de la religion : privation ou protection ?
C’est alors que la religion intervient pour te dire : « Cette relation n’est pas permise », « Ce comportement est incorrect », « Cette tenue n’est pas convenable. » Sans t’en rendre compte, tu commences à associer la religion à la privation et à te demander avec amertume : « Pourquoi tout est interdit ? Pourquoi la religion me rend-elle la vie difficile ? »
Il est essentiel de comprendre ici ce qui s’est réellement passé. La religion n’est pas responsable de ta souffrance émotionnelle. Après avoir établi, dans la sourate Les Femmes, les règles régissant les relations entre les sexes, Dieu dit :
« Dieu veut vous faciliter les choses, car l’homme a été créé faible. »
Toutes ces prescriptions sont une miséricorde envers toi, une protection contre les souffrances de ce monde et les tourments de l’au-delà. Dieu t’a offert une échappatoire licite : le mariage. C’est dans ce cadre que ton sentiment d’amour se transforme en une grande bénédiction, en tendresse, en miséricorde, en sérénité, en fidélité, et en la construction d’une famille où tu pourras vivre la joie de la maternité.
Qui est vraiment responsable de ce « gâchis » ?
Réfléchissons avec équité : qui est vraiment à l’origine de ta souffrance ?
- Est-ce la religion ? Ou bien les traditions qui rendent le licite difficile et retardent le mariage ?
- Est-ce la religion ? Ou bien ceux qui s’enrichissent et compliquent les moyens de se marier, tout en ouvrant les portes de l’illicite ?
- Est-ce la religion ? Ou bien un système éducatif défaillant qui n’apprend ni aux jeunes hommes ni aux jeunes femmes à comprendre leur nature et à se préparer à fonder une famille ?
- Est-ce la religion ? Ou bien un système capitaliste qui attise les émotions des jeunes et les pousse vers l’illicite, simplement pour gonfler ses chiffres au détriment de leur pudeur, de leur santé mentale et de leur relation avec Dieu ?
Ils versent de l’essence sur le feu, et quand la religion vient pour l’éteindre, ils te disent : « Regarde, la religion vient gâcher ta vie ! »
Un dernier conseil
Ne les laisse pas te tromper, et ne dirige pas ta douleur à tort contre Celui qui te protège. Ne donne pas à « celui qui gâche » une double victoire : d’abord en rendant le licite difficile pour toi, ensuite en te faisant prendre Dieu en grippe simplement parce que l’illicite est interdit.
Le message final, ma chère enfant, est le suivant : ne fuis pas Dieu, fuis vers Lui.
Que la paix et la miséricorde de Dieu soient sur vous.