Paix soit sur vous, chers auditeurs. Nous avions précédemment publié un questionnaire sur l'utilisation du médicament Ozempic pour la perte de poids, auquel de nombreux participants ont répondu avec gratitude. Grâce à Dieu, nous avons ensuite rédigé un article scientifique publié dans une revue prestigieuse.
Dans ce segment, je souhaite partager les résultats de cette recherche avec le grand public, en dehors du domaine médical et de la recherche, conformément au souhait de nombreux frères et sœurs souhaitant connaître ces résultats. Quant à nos frères et sœurs dans le domaine de la recherche médicale, nous leur consacrerons une rencontre interactive où nous présenterons les résultats scientifiques détaillés et répondrons à vos questions. Cela présente des avantages importants pour les chercheurs souhaitant apprendre les meilleures méthodes de recherche scientifique et de pensée critique.
Notre article, chers auditeurs, ne couvre pas les effets secondaires ni les raisons de l'arrêt du traitement, que nous prévoyons d'aborder dans un autre article, si Dieu le veut. Il se concentre plutôt sur trois aspects :
Les participants éligibles ayant rempli le questionnaire de manière exhaustive étaient au nombre de 626, issus de 29 pays ; 45 % d'entre eux étaient des hommes et 55 % des femmes. 31 % souffraient de diabète, et le poids moyen des participants était de 101,4 kg.
Concernant le comportement des utilisateurs, il est apparu que 30,6 % d'entre eux ont pris le médicament sans ordonnance ni avis médical. Parmi eux :
La leçon tirée de ce constat est qu'une proportion non négligeable d'utilisateurs (environ un tiers) prennent Ozempic sans supervision médicale, ce qui peut entraîner des dommages potentiels, une utilisation inappropriée et une augmentation ou une réduction anarchique des doses. Nous avons constaté que le taux le plus élevé de prise sans ordonnance était en Jordanie.
Par ailleurs, 60 % des utilisateurs arrêtent le traitement prématurément. Dans notre étude, nous définissons l'arrêt prématuré comme l'arrêt du médicament avant trois mois d'utilisation, incluant au moins un mois à une dose de 1 mg. Il est essentiel de laisser au médicament le temps d'agir pendant une période minimale, et ceux qui l'arrêtent avant sont considérés comme ayant un arrêt prématuré, ce qui constitue une forme de gaspillage, car il est utilisé sur des périodes trop courtes pour être efficace. Nous avons observé que ceux qui suivaient strictement l'ordonnance médicale continuaient le traitement plus longtemps.
La grande majorité (92 %) prennent le médicament exclusivement pour la perte de poids, ou pour la perte de poids et le diabète (70 % uniquement pour la perte de poids, et 22 % pour les deux).
Un point important à noter est que 31 % des utilisateurs commencent le traitement à des doses supérieures à celles recommandées (plus de 0,25 mg), et 80 % ne suivent pas l'augmentation progressive recommandée (de 0,25 mg à 0,5 mg, puis à 1 mg).
Il est important de souligner que cette utilisation est qualifiée d'off-label, c'est-à-dire en dehors des recommandations officielles. En effet, la substance sémaglutide, commercialisée sous le nom d'Ozempic, n'est pas officiellement approuvée pour la perte de poids selon les indications thérapeutiques officielles. Le médicament approuvé à cet effet est le Wegovy, qui contient la même substance active mais sous un nom commercial différent et avec des dosages spécifiques pour l'obésité.
Concernant l'efficacité d'Ozempic, nous avons constaté que la perte de poids moyenne était "cliniquement significative", c'est-à-dire égale ou supérieure à 5 % du poids corporel pour la plupart des groupes ayant suivi le traitement pendant au moins 8 à 12 semaines, même à des doses faibles (0,25 mg ou 0,5 mg).
Pour clarifier : si une personne pesant 100 kg perd 5 kg, cela représente une perte de poids médicalement significative, car elle réduit les risques de maladies cardiovasculaires.
Notre expérience n'a pas révélé de différence statistiquement significative entre l'effet des trois doses (0,25 mg, 0,5 mg, 1 mg) sur la perte de poids. Cela ne signifie pas nécessairement qu'il n'y a pas de différence réelle, mais les défis des "expériences du monde réel" (real-world experiments), tels que les biais et les variables confondantes, peuvent affecter la précision des résultats. En général, une utilisation prolongée était associée à une perte de poids plus importante, avant d'atteindre une phase de stabilisation.
Les avis des utilisateurs sur la satisfaction concernant l'efficacité du médicament étaient variés :
En conclusion, faut-il recommander l'utilisation d'Ozempic pour la perte de poids ? Pour ma part, je recommande toujours de privilégier une bonne alimentation, de renforcer la volonté et de pratiquer une activité physique. Je déplore les sommes colossales dépensées dans ces médicaments, alors qu'elles pourraient être utilisées pour nourrir les affamés et soutenir d'autres causes bénéfiques. Le capitalisme qui encourage les régimes alimentaires malsains est le même qui profite de la vente de ces médicaments, générant des milliards de dollars chaque année. Nous demandons à Dieu d'améliorer la situation.
En parlant de santé, je tiens à mettre en garde contre les vidéos truquées par intelligence artificielle où l'on me voit promouvoir des produits médicaux frauduleux. Je ne fais la promotion d'aucun produit ; je partage uniquement des informations sur nos cours via "Madwan Academy".
Pour nos collègues dans le domaine de la recherche, nous joindrons un lien pour vous inscrire à une rencontre spéciale où nous discuterons en détail de l'article scientifique et des compétences en recherche.
Et que la paix et la miséricorde de Dieu soient sur vous.