Dangerosité de l'attribution d'un enfant à Dieu, le Très-Haut
Par Dieu, docteur, je frissonne rien qu’à l’idée. Lorsque Dieu, le Très-Haut, décrit l’attribution d’un enfant à Son égard – et nous cherchons refuge auprès de Dieu –, comme lorsque les mécréants ont dit : « Les anges sont les filles de Dieu », les juifs : « Ezra est le fils de Dieu », et les chrétiens : « Le Messie est le fils de Dieu », cette attribution est indigne de Sa Majesté, pure et sublime.
Mais voici la question : ceux qui ont attribué un enfant à Dieu l’ont-ils fait par moquerie ou par insulte directe ? La réponse est non, jamais. Pourtant, que dit Dieu à propos de leurs propos ? Ces paroles indignes de la Majesté divine, proférées non par insulte envers Dieu, mais par conviction ? Observez comment le Coran les décrit :
Et ils dirent : « Le Tout Miséricordieux S’est attribué un enfant ! »
Certes, vous avez proféré une chose monstrueuse !
Presque les cieux s’entrouvrent à cause de cela, la terre se fend, et les montagnes s’effondrent en poussière,
Pour avoir attribué un enfant au Tout Miséricordieux !
Il ne convient pas au Tout Miséricordieux de S’attribuer un enfant.
Comparaison entre la croyance erronée et l’insulte explicite
Méditez le terme « monstrueuse » (iddan), c’est-à-dire un déni colossal. Observez la colère divine face à ces propos. Que dire alors de celui qui insulte Dieu ouvertement ?
Ces personnes (auteurs de ces propos) ne cherchaient pas à insulter, et pourtant, la réponse divine fut un bouleversement cosmique d’une ampleur inouïe.
Alors, que penser de celui qui maudit Dieu et s’adonne à l’insulte avec raffinement – et nous cherchons refuge auprès de Dieu ? Il n’y a de divinité qu’en Dieu ! C’est bien plus grave et maudit que l’incrédule originel.
Par Dieu, docteur, je frissonne rien qu’à l’idée.